Les muscles croisent toujours au moins une articulation. La raison est simple, les chaines musculaires mettent en mouvement le squelette par l'intermédiaire de ses articulations.

Le travail musculaire se fait selon un mode concentrique, excentrique, isométrique, en puissance , endurance, ou encore en vitesse.

Le mode concentrique correspond à un raccourcissement du muscle ou groupe musculaire concerné, l'excentrique à un allongement, l'isométrique au travail statique.

Physiologiquement les muscles fonctionnent en chaine musculaire et non isolément. On distingue une chaine droite antérieure et postérieure, deux chaines croisées antérieures et postérieures qui vont des orteils à la tête ce maillage permet de mettre en mouvement le squelette dans la limite des libertés tant articulaires que musculaires, de l'énergie disponible, de la capacité de l'organisme à l'utiliser et à éliminer les déchets issus de ce travail musculaire.

Les filières énergétiques utilisées pour cela sont anaérobie alactique, lactique et aérobie. Au cours d'un effort, les trois voies énergétiques vont se mettre en route pour fournir l'ATP et donc l'énergie nécessaire au fonctionnement du muscle. De façon schématique la voie anaérobie alactique se mettra immédiatement en route puis la voie anaérobie lactique le temps que la voie aérobie soit efficace grâce à l'apport d'oxygène par la ventilation; cela peut prendre plusieurs minutes. En effet les poumons ne peuvent pas fournir l'oxygène instantanément au sang et donc au muscle ; il existe une phase d'adaptation appelée " dette d'oxygène " avant d'atteindre une ventilation efficace (second souffle), cette dette sera payée à l'arrêt de l'effort (essoufflement).

En pratique lors d'un effort on aura :

  • Un début facile : filière anaérobie alactique ( 10 à 12 secondes )
  • Puis une phase plus difficile ( 2 à 3 minutes) où l'on cherche un peu son souffle (dette d'Oxygène) : filiére anaérobie lactique
  • Enfin une phase d'équilibre plus facile : filière aérobie à la condition de ne pas dépasser les capacités maximum aérobie propres à chacun, très dépendantes de l'entraînement, et inversement proportionnelles à la durée et l'intensité de l'effort. Cette capacité s'appelle la PMA ( Puissance Max Aérobie ) ou VMA (Vitesse Max Aérobie ), au delà on repasse en anaérobie lactique. le lactate contenu dans l'acide lactique secrete sert dans une certaine mesure de source d'énergie pour récréer de l'ATP et du glycogène, au contraire de l'ion H+ qui perturbe les capacités de contraction musculaire.
  • Et à l'arrêt un petit moment d'hyper-ventilation pour compenser la dette en oxygène