Sacrum horizontalisé et contrainte de charge

La plate forme sacrée est ici horizontalisée, on retrouve cela chez les sujets à morphologie longilignes, dans certaines attitudes antalgiques lombaires. La contrainte de charge qui sollicite les articulaires postérieures, se décompose en une force d'appui a de coaptation minimale et une force de cisaillement b maximale, ce qui réalise une glissé en convergence qui cisaille les articulaires postérieures. Imaginons que dans ces conditions, une charge lourde soit portée haut sur l'abdomen avec un recul postérieur du tronc pour s'équilibrer, la contrainte de charge passe en arrière des articulaires postérieures,  les muscles profonds sont incapables de contrôler le cisaillement articulaire et le pincement discal postérieur. Si ce mécanisme survient brusquement, cela déclenche un lumbago d'origine articulaire appelé facet syndrome pour les anglosaxons. Au contraire si la charge est portée basse, avec un recul du tronc contrôlé, la charge est ramenée à l'aplomb du rachis et la contrainte de cisaillement pourra être compensée par la contraction des muscles érecteurs du rachis.

Sacrum antériorisé et contrainte de charge

La plate forme sacrée est antériorisée. On retrouve cela dans les morphologies brévilignes, chez les sujets très lordosés et à courbures rachidiennes accentuées, variable géographique avec le morphotype africain, chez beaucoup de femmes enceintes. La contrainte de charge se décompose ici en une force d'appui a de coaptation plus importante et une force de cisaillement b moins importante, cela améliore la prise d'appui articulaire postérieur. Le revers de la médaille est que la contrainte d'appui articulaire postérieur importante pourrait expliquer la pathologie arthrosique primitive postérieure rencontré chez les hyperlordosés.